Méthode des 4 informations clés
Une étiquette est dense, mais 4 zones suffisent à juger un produit en 1 minute.
1. Liste des ingrédients (le plus important)
Les ingrédients sont listés par ordre décroissant de poids. Le 1ᵉʳ représente plus de 50 % du produit, généralement.
- Compter le nombre d'ingrédients : moins de 5, c'est généralement bon signe.
- Lire le 1ᵉʳ ingrédient : pour un yaourt aux fruits, c'est censé être du lait, pas du sucre.
- Repérer les noms inhabituels : sirop de glucose-fructose, maltodextrine, isolat de soja, huile de palme, gomme xanthane, etc. (signaux d'ultra-transformation).
2. Tableau nutritionnel (pour 100 g)
Les chiffres sont donnés pour 100 g (ou 100 ml) — pas pour la portion ! Méfiez-vous des étiquettes qui n'indiquent que la portion.
| Nutriment | Seuil « élevé » pour 100 g |
|---|---|
| Sucres | > 15 g |
| Sel | > 1,5 g |
| Graisses saturées | > 5 g |
Au-delà de ces seuils, le produit est considéré comme « riche » selon les agences européennes.
3. Allergènes
Toujours mis en gras dans la liste : gluten, lait, œufs, arachides, fruits à coque, soja, poissons, crustacés, mollusques, céleri, moutarde, sésame, sulfites, lupin.
4. Nutri-Score (si présent)
Note de A (vert, mieux) à E (rouge, à limiter). Indicatif et utile pour comparer deux produits de la même catégorie. Limites : ne tient pas compte du degré de transformation, ni des additifs, ni de la qualité des ingrédients.
Pièges fréquents
- « Sans sucre ajouté » ne veut pas dire « sans sucre » — vérifiez les sucres totaux.
- « Naturel » n'est pas un label réglementé.
- « Riche en fibres » n'empêche pas un produit d'être ultra-transformé.
- « Allégé » = -30 % par rapport au produit standard, mais pas forcément peu calorique.
Bonus : applications utiles
Les apps comme Yuka, Open Food Facts ou ScanUp scannent le code-barres et affichent une analyse rapide. Elles font des choix méthodologiques discutables sur certains produits, mais restent un bon outil d'éducation au quotidien.